La Course D’Oka 2015

La Course D’Oka 2015

*** Je sais, cet article aurait dû être publié il y a bien longtemps, mais vous savez…la vie !

Le jour était enfin arrivé. La Course d’Oka 2015 ! Depuis juillet, je voyais cet objectif devant moi. Un objectif raisonnable pour un débutant en course à pied, mais surtout une journée déterminante pour une personne qui, comme moi, n’avait jamais participé à une compétition sportive (les olympiades du primaire ne comptent pas ici, je suppose) !

J’étais tellement anxieux que je me suis levé à 5:00 AM. J’en ai profité pour manger un bon petit repas (suggéré par les experts), préparer mon sac avec tout ce que j’avais de besoin et relire plusieurs fois les indications de la course. Lorsque je suis parti de la maison, j’ai embrassé mon petit gars et ma femme qui m’a confirmé alors qu’elle serait sans faute au fil d’arrivée.

Le départ de l’épreuve du 5 KM était à 9:40 AM. J’ai quand même suivi les indications pour arriver sur le site de l’évènement une heure à l’avance même si Oka n’est pas très loin de chez moi. Arrivé sur le site, j’étais bien content de mon avance, car il y avait une marrée de participants ! Les espaces de stationnements étaient calculés au pouce près et en quittant mon véhicule, j’espérais le retrouver facilement !

La météo était particulièrement difficile cette journée-là ! Une pluie continuait de tremper le site de la course et il n’a pas fallu beaucoup de temps avant que je sois trempé de la tête au pied. C’était une matinée assez froide et plusieurs coureurs arboraient tuques et gants. Lors de mon arrivée, j’ai pu assister au départ du 10 KM auquel je savais qu’une amie participait. Je me suis résolue à ne pas la trouver et j’ai plutôt profité de ce temps pour observer comment les coureurs se réchauffent et s’installent avant le grand départ.

Un peu plus tard, le départ du 5 KM fut annoncé. Je me suis donc rendu dans le groupe du départ où j’avais pris soin d’être dans le milieu du rassemblement, question de ne pas ralentir les coureurs plus expérimentés et également, ne pas être ralenti par les participants de la marche. J’ai ainsi retrouvé également Jim, un de mes amis, que j’avais entraîné dans mon délire de cours à pied. Lui aussi était trempé, mais motivé comme moi à donner son maximum. Durant l’échauffement, nous nous entendons sur le fait de ne pas s’attendre si l’un de nous venait à vouloir avancer plus vite.

Le signal sonore se fit entendre et la course débuta.

La course

Dès le départ, je constate une première chose : nous sommes beaucoup dans le groupe ! Je tente d’éviter les participants, les trous d’eau et les racines qui se dressent sur le sentier en forêt.  Je suis si souvent seul à 6:00 AM à courir dans les rues de ma ville que je n’ai jamais pensé à cet aspect d’une course. Je tente d’activer ma toute nouvelle montre Polar mais mon manque d’expérience avec cette petite merveille me fait manquer mon coup. Tant pis ! Je devrai me fier à mon intuition et au temps officiel à la fin de la course. Je tente également de ne pas trop partir en fou ! Trop souvent, je commence une course sur les chapeaux de roues et je manque d’énergie vers la fin. Le tout fait que moi et mon ami suivons pratiquement le même tempo sur au moins 1 KM.

Tranquillement, je sens que je peux donner un peu plus et l’énergie du groupe semble me soulever. Je décide de pousser un peu plus et tranquillement, je perds de vue mon complice à travers les arbres du Parc National d’Oka. À environ 1,5 KM je me sens alors poussé et piétiné par un coureur qui me dépasse par la droite. Sans un mot d’excuse et sans regard, il continue sa course à toute allure. Je constate alors que mon lacet est défait !

Non ! ce n’est pas vrai ! Pas aujourd’hui ! Pas à ce moment que j’attendais depuis si longtemps ! Ce n’est pas vrai que je vais perdre de précieuses secondes à m’arrêter pour attacher ce foutu lacet !

J’évalue les dégâts et je décide de continuer à courir. J’étais tellement dans une bonne cadence que je ne me risque pas de m’arrêter ! Je sais que c’est extrêmement irresponsable et que j’aurais pu me blesser, mais étant donné qu’il était défait à moitié, je continue ! Je vous promets que je m’arrête la prochaine fois ! Promis !

Énervé par l’incident, j’accélère le pas sans trop m’en rendre compte. La pluie continue de tomber et tranquillement, les participants se dispersent et me laisse un peu plus de place pour courir et surtout, surveiller l’état de mon soulier défait.

Je constate que mètre après mètre, j’améliore ma position et je réussis à dépasser certains participants. Je tente de garder mon focus sur ma foulée, mais je suis souvent tenté d’observer celles des autres. Je constate que certains ont une bien meilleure technique que moi, mais je me console en voyant de nombreux participants fouler le sol comme une tonne de briques. Toutes les lectures, les entrainements et le progrès que j’ai fait depuis le début de cette aventure ont porté fruit !

C’est au 4e KM que je ressens tranquillement la fatigue et surtout l’inconfort de mon soulier qui est maintenant presque défait au complet. Je me concentre et je me répète : Lâche pas Francis ! Come on ! Tu n’as pas fait ça pour rien ! Come On !

Je vois alors au loin la ligne d’arrivée, je donne tout ce qui me reste et je la franchis. Je me sens à la fois soulagée et un peu étourdie par le bruit de la foule et les bénévoles qui me font signe d’aller chercher ma médaille. Je réussis à sortir du parcours et ma femme me rejoint avec un grand sourire. Avec tout ce monde, elle a réussi à être présente 2 minutes avant la fin de mon épreuve. Nous tentons alors de sortir un peu de la foule et retrouvons mes parents qui tenaient absolument à être présents. Tous me félicitent et je reprends tranquillement mes esprits. Je tente de voir l’arrivée de Jim, mais sans succès. Il y a tout simplement trop de monde !

Je me dirige alors vers la table des résultats. Il y a beaucoup de monde également ! Je finis par trouver mon résultat : 28:56:09 ! Un de mes meilleurs temps sur 5 KM ! Un peu plus tard, j’apprends que mon temps CLIC est en fait 28:30:30 ! Encore meilleur !

J’ai finalement réussi à apprendre le résultat de mon ami par messagerie texte quelques minutes plus tard. Jim a terminé la course avec une minute de plus. Un très bon temps pour lui également !

Conclusion

Malgré la météo, les obstacles, les surprises et les problèmes techniques, j’ai adoré mon expérience ! Même avec tous ces impondérables, j’ai tout de même réussi à faire une belle performance et je suis satisfait du chemin parcouru pour y arriver. J’ai définitivement la piqure pour la course à pied. Je pense déjà à mes prochaines courses, à mon entrainement pour m’améliorer ! Je serai présent certainement pour la Course d’Oka 2016 !

Voici une image qui résume pas mal le tout :

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